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BROOKLYN AFFAIRS

NEW-YORK, années 1950. Bruce Willis, patron d’une agence de détectives, se fait tuer sur la fin d’une enquête. Un de ses adjoints, joué par Edward Norton, le réalisateur, cherche à comprendre ce qui s’est passé. Deux heures et vingt minutes plus tard on en sait un peu plus sur l’emprise qu’exerce un promoteur (Alec Baldwin) sur la mairie. Rien d’exceptionnel donc dans le scénario. Mais…

Le metteur en scène use d’un stratagème astucieux pour pimenter son film : il affuble son acteur principal (lui-même) du fameux syndrome de Gilles de la Tourette. Le héros bénéficie ainsi d’emblée d’un préjugé favorable et le spectateur, qui oublie ses capacités intellectuelles tout à fait normales, est toujours enclin à se demander comment il va se sortir de l’intrigue.

Il faut également souligner la qualité de la reconstitution de ces années-là, qu’il s’agisse des rues ou des costumes, des poursuites particulièrement réussies ou encore des scènes de clubs de jazz.

Au final on en oublierait presque le fond du sujet : la destruction de l’habitat des noirs, par définition pauvres et sans secours, au profit de la classe aisée. Il faut dire qu’à l’époque, à New-York, qui se souciait des noirs ?

Didier Grandcolas      Décembre 2019

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