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EL REINO

Le cinéma espagnol a le vent en poupe et c'est souvent justice. Ce film ne démérite pas mais si les espagnols parlaient moins vite on serait moins fatigués à la sortie! Si vous avez oublié nos propres magouilles vous pouvez bénéficier d'une mise à jour.Ce film, espagnol, classé dans la catégorie « thriller », a obtenu un beau succès. Son metteur en scène, Rodrigo Sorogoyen, s’attaque cette fois-ci aux tricheries et montages frauduleux de toutes sortes dont serait coutumière la classe politique espagnole. Le problème, pour nous français qui avons vécu l’affaire URBA, les carnets de Joseph Delcroix, l’enquête de l’inspecteur Antoine Gaudino etc., c’est que tout ça sent le réchauffé. Nous savons, dès le départ, que personne ne sera condamné, à part les lampistes. Rappelons que chez nous, tout le monde s’est auto-amnistié...

L’acteur principal, Antonio de la Torre, est parfait et son choix est très judicieux. Petit, sans beaucoup d’allure, il incarne à merveille ces deuxièmes couteaux à qui on fait miroiter une place de premier qu’ils n’auront évidemment jamais. Pris dans l’engrenage dont nous connaissons tous les rouages il est voué à être écrasé. Ca ne rate pas.Et tout ça pour quoi ? Un peu plus, beaucoup plus, d’argent, un supplément de pouvoir, le sentiment d’être au-dessus des autres, des lois, de vaincre la gravité terrestre.Quelques longueurs auraient pu être évitées, quelques scènes auraient pu être sautées mais dans l’ensemble l’histoire est bien construite. Que l’Espagne nous rejoigne au royaume de la triche n’est pas emballant.

Didier Grandcolas   Mai 2019

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