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Ce film est dur, très dur. Le sujet est affreux et il faut croire qu'il pourrit toutes les communautés où le silence construit une prison sans air qui asphyxie les victimes qui y sont enfermées.
Mais ce film est beau et plus optimiste que celui de François Ozon car il ouvre une fenêtre sur la réconciliation. Seule la parole libère.

La société aurait-elle décidé de bannir l’hypocrisie et le mensonge concernant les déviances criminelles de la sexualité? Après François Ozon et « Grâce à Dieu » voici donc le documentaire de Yolande Zauberman sur la pédophilie chez les Hassidim. Même milieu fermé, mêmes crimes, même conséquences catastrophiques sur les victimes dont la construction psychologique est cassée parfois à vie, parfois, comme ici, jusqu’à ce qu’un dialogue rétabli, franc et sans concession, parvienne à panser des plaies dont les cicatrices, toutefois, ne disparaitront jamais.

Ce film est un documentaire tourné très majoritairement en caméra cachée dont l’acteur principal, Menahem, a été victime de ces abus dans sa communauté. Il les a dénoncés à la télévision, mais est revenu dans son quartier de Bnei Brak et, à force de dialogues, tant avec d’autres enfants violés qu’avec les adultes responsables, a réussi à recréer un climat suffisamment apaisé pour autoriser une réconciliation qui lui a permis de réintégrer sa communauté d’origine.

Quel chemin n’ouvrent pas le pardon et la réconciliation ! Mais que faire pour contrer ces déviances dont les milieux musulmans sont tout aussi coutumiers que les milieux juifs, catholiques ou autres?

Didier Grandcolas           Avril 2019

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