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GREEN BOOK : SUR LES ROUTES DU SUD

Vigo Mortensen vous étonnera et vous allez vraisemblablement apprendre l'existence de Don Shirley, un pianiste hors norme qui mériterait d'être redécouvert. Les Etats-Unis de Bobby Kennedy paraissent bien loin maintenant alors même que les éruptions racistes n'y ont jamais vraiment disparu. 

Première chose : c’est une histoire vraie. Deuxième chose : l’histoire se passe en 1962 : les Etats-Unis sont encore un pays ségrégationniste qui n’abolira les lois raciales qu’en 1964. Troisième chose : le fils de Tony Lip, le chauffeur, Nick Villalonga, a co-écrit le scénario car il avait bien connu celui qui était devenu l’ami de son père, le pianiste noir Don Shirley. Très célèbre à l’époque celui-ci avait reçu une formation classique qu’il a infusée dans la musique jazz qu’il jouait. Tout cet arrière-plan donne au film une sincérité évidente.

C’est un road-movie qui se passe dans le sud. Pour trouver les hôtels acceptant les noirs on utilisait à l’époque un guide : le Green Book du nom de son auteur Victor-Hugo Green. Ca ne s’invente pas…Ceci n’empêchait pas les embrouilles racistes et nos deux héros joués à merveille par Vigo Mortensen et Mahershala Ali y sont confrontés régulièrement. De ces confrontations naîtra une amitié sans faille de plus de cinquante ans.

La musique est de Kris Bowers et elle est étonnante. La réalisation de Peter Farrelly est parfaite. C’est le premier long métrage en solo de ce metteur en scène. Gageons que ce ne sera pas son dernier.

Je vous souhaite une bonne séance de cinéma.
« Green Book » après « La Mule », deux road-movies bien différents !

Didier Grandcolas

A

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